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Rencontre avec Michelle Seghetti, maitresse de CM




Quel est votre parcours ?

J’ai passé un DEUG administration économique sociale Assas puis le concours de l’école Normale pour devenir institutrice dans le Val d’Oise. J’ai passé une habilitation pour enseigner l’allemand en élémentaire et une habilitation pour devenir directrice d’école. Pendant plusieurs années, j’ai donc dirigé une école à Cergy Saint Christophe. En 2014, au moment de la réforme sur les nouveaux rythmes scolaires, j’ai reçu les palmes académiques. Moralement, cela représente une gratification du travail effectué. Par la suite, comme l’éducation nationale manquait de personnel de direction, j’ai répondu à l’appel pour le devenir dans le secondaire. C’était un travail trop administratif, il m’était impossible de mener à bien des projets concrets. J’ai pris ma retraite et fait un peu de soutien pour des élèves de seconde. Cela a été difficile car c’était mal préparé. J’avais envie de retrouver l’enseignement. La suite, vous la connaissez : je suis maîtresse principale en CM à Saint Philippe Néri.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

              Transmettre. Le contact avec les plus jeunes nous apporte aussi beaucoup. J’aime leur parler, les voir s’épanouir, apprendre, connaitre. La joie sur leur visage quand ils comprennent est la plus belle récompense. Je n’ai pas l’impression de partir travailler le matin : je suis avec eux, c’est un échange extraordinaire. En CM cette année, nous avons un temps de découverte artistique et musicale. Pour l’instant, nous découvrons Mozart. Nous étudions sa vie, son œuvre, la façon dont il a été perçu à son époque. Nous passerons ensuite à Beethoven car une élève en avait envie. Pour ce cours, j’essaye de partir de ce qui les intéresse. Nous avons aussi travaillé l’enluminure. Les enfants sont bien ordonnés, bien organisés, j’ai été impressionnée par leurs productions !

Quel regard portez-vous sur Saint Philippe Néri après ces premiers mois d’enseignement ?

              J’observe une grande continuité entre ce que les enfants vivent à la maison, dans le scoutisme, dans leur paroisse et à l’école. C’est ce qui leur permet de construire des bases solides pour l’avenir. L’uniformité du discours leur permet de grandir sereinement. Ils sont dans un cocon qui ne les met pas à part, au contraire : ils ont huit années de leur vie pour se former et affronter l’avenir. Ils sont sereins par rapport à tout ce qui peut se passer autour d’eux et ils sont heureux. Cette petite école, cette magnifique cour de récréation participent à une ambiance toute particulière. Il est rarissime de voir cela ! J’ai été très touchée par les enseignantes, très maternelles, attendries par les plus petits et par le grand investissement des parents. A la sortie de l’école, les enfants sont toujours accueillis par le grand sourire de leur maman. Ils sont encore des enfants, entièrement disponibles pour les apprentissages. Les parents ont aussi un grand respect pour les enseignantes. On se sent bien, chacun est à sa place. C’est une vraie communauté organisée pour que les enfants réussissent.
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